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Auteur Sujet: [Vallées d'Epines] PJs  (Lu 620 fois)

Hors ligne Bawon Samdi

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[Vallées d'Epines] PJs
« le: 26 septembre 2016 à 21:48:09 »
A raison d'un post par personne et en évitant les discussions, je vous invite à poster ici votre fiche de perso/background/descriptif/photo de perso.

Hors ligne VinZ

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Re : [Vallées d'Epines] PJs
« Réponse #1 le: 28 septembre 2016 à 10:13:03 »
Takeshi Nakamura
Soldat mercenaire issu d'une famille pauvre et ayant connu suffisamment de déconvenues pour qu'elles l'amènent à vendre ses compétences pour subsister.

« Salut mec, comment ça va depuis la dernière fois ?
Oui je sais ça fait un bail mais qu’est-ce que tu veux … toujours par ci par là … C’est le boulot qui veut ça.
Oui oui le boulot, je dis pas ça pour faire « le gars qui a un boulot réglo » … tu sais très bien que sans l’affaire XXX, je serai resté comme dans le business comme toi. Finalement je devrais peut-être remercier cette raclure de Jason Burress de m’avoir grillé chez le big boss.
L’ironie dans tout ça c’est que ceux qui me courraient après pour mes casses hier sont ceux qui me payent aujourd’hui … Ouais pour faire leur sale boulot tout juste, et le plus crade forcément … ils vont pas se salir leurs belles petites mains ou encore pire leur réputation.
Tu crois que c’est un boulot de planqué de faire le mercenaire pour ces pourris pleins de tunes ? Non mec, je préférais largement la vie de gang, les casses discrets et juteux … allez stop, tu vas m’énerver avec tes discours moralisateurs de merde. Tiens voilà la liste de ce qu’il me faut pour ma prochaine mission, avec une avance sur ce que ça va couter. Contente-toi de me trouver ça et garde ta salive pour négocier les prix.
Ah ! Ouais ! Et tache de pas te faire trouer avant de me livrer … j’ai pas d’argent à perdre … on se revoit dans une semaine ! »
Non mais c’est vrai il se prend pour qui. C’est pas parce qu’on a grandi ensemble dans les gangs de rue qu’il doit me parler comme à un de ces types qui bossent dans les bureaux. Je vais l’amener sur le terrain il va vite se faire dans le froc ce con.
Il a bien fallu trouver un gagne-pain quand l’autre salaud m’a fait porter le chapeau pour l’opération foirée. Sur que le commanditaire était furax, logique … Du coup il me restait quoi, grillé partout comme je l’étais ? Et bah juste un boulot encore plus dégueulasse que le premier.
Et ça tombe bien parce que les élites bien propres sur elles ont toujours des trucs bien crades à faire faire. C’est pas comme si ça avait été la révélation, depuis gamin je sais que ces mecs sont propres que  de la façade … Du coup j’ai tout de suite su à quelle porte aller frapper pour trouver de quoi manger. On a toujours besoin d’un gars discret et pas manchot dans un commando.
J’ai pas trop à me plaindre finalement … ça m’a même permis d’avoir un beau corps tout neuf (même s’il a fallu mourir pour ça) … et du coup l’opportunité de continuer de traquer le gars qui ont flingué ma famille. Le jour où je retrouve ce type, il va pas mettre longtemps à cracher le morceau … D’ici là, il faut faire rentrer du cash, et dans 10 jours je serai bien loin d’ici à risquer ma seconde vie pour ramasser les ordures des technocrates … la routine en quelque sorte.

Mais il faut tout de même que je sois plus vigilant sur mes employeurs … ma dernière mésaventure est là pour me le rappeler … Et pour une fois c’est pas mon associé, un certain Max Eanga, qui est responsable. Non non … Mais se faire doubler comme on s’est fait doubler … on ne m’y reprendra plus.
Pourtant ça sonnait comme la routine, aller livrer de la marchandise « sale » à des personnes pas très propres non plus pour le compte d’une boite d’import / export … Mais quand tu te rends compte sur place que le stock d’arme que tu livres à la mafia Druze sont factices tu tombes de haut … et surtout tu cours très vite.
Bon dans cette histoire on se retrouve avec un petit vaisseau de transport atmosphérique et 3 mois d’autorisation légale de vol, c’est déjà ça. Et puis se faire avoir ensemble j’imagine que ça soude une équipe … Il semble que je puisse me fier à Max et continuer de bosser avec lui, et on dira ce qu’on voudra c’est pratique d’avoir un pilote sous la main.

« Modifié: 28 septembre 2016 à 10:16:19 par VinZ »

Hors ligne phenixmax

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Re : [Vallées d'Epines] PJs
« Réponse #2 le: 28 septembre 2016 à 17:19:18 »
Présentation du personnage Eanqa Max :
(Notes : Eanqa signifie « Phénix » en arabe, nom provenant des origines lointaines du père du personnage)

Social Life présente :
   
   Sans Orbite Fixe,
      un reportage Maya sur les « Déclassés des étoiles ».

   « Nous sommes aujourd'hui en orbite géostationnaire autour de la planète Uranus du système solaire originel. La station spatiale qui nous accueille appartient au groupe d'exploration spatiale « FeelNew », une société non-affiliée aux Grands de la sphère.
Dans cet environnement à la technologie vieillissante, le seul point de repère nous permettant de nous rapprocher de la civilisation est le cycle jour/nuit, instauré de façon artificielle par les ingénieurs de la station...>>>FFW
   ...>>> Partons désormais à la rencontre des travailleurs, ces habitants des « bas fonds » de la station, fourmis ouvrières d'un projet qui les dépasse. Alors que nous descendons toujours plus bas, nous faisons la rencontre de la famille Eanqa. Comme de nombreux peuples appartenant aux nations mineures nous assistons ici à un curieux mélange d'origines ; le père, Alexandre, nous conte être un descendant d'un guerrier Azra'il ayant obtenu une grâce, et la mère, Lee Ping, aurait fuit le confort d'une famille Yu Jing aimante avant de trouver l'amour dans les tréfonds d'un spatioport.
La famille Eanqa vit dans le dénuement le plus total depuis la fermeture de leur précédent lieu de résidence et de travail (une station spatiale consacrée aux jeux d'argent autour de Mars). Malgré tout, la vie semble avoir trouvé son chemin et Mme Eanqa attend son deuxième enfant. L'occasion pour elle de nous montrer de nombreux articles numériques sur son fils : Max. Ce dernier est parvenu à se hisser socialement et à quitter le cocon familier de la station pour vivre une vie d'aventure en tant que pilote commercial... » /stop
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   L'holo-écran se referme et Eanqa jette un œil distrait à la console de navigation sur laquelle viennent d'apparaître deux points rouges menaçants.
« Merde, j'pensais pas qu'ils seraient aussi collants dans le coin ».
Quelques heures plutôt Max s'était extrait de la file des contrôles imposés par l'Empire Yu Jing à la sortie de la station spatiale Tartarie.
« Va falloir encore user de mes talents de pilote : Volons l'air décontracté... hé, hé ».

------------------------------

   Pilote reconnu par ses pairs pour ses aptitudes hors du commun, Max Eanqa est le produit d'une vie qui n'a pas toujours été tendre. Élevé dans le dénuement et la violence d'une station spatiale, il connu une misère d'autant plus grande lors de la subite « relocalisation » de sa famille. De composition déjà fragile, il contracta une maladie typique des colonies et ce ne fut qu'après plusieurs mois enfermé dans une chambre stérile qu'il put enfin revoir la lueur des étoiles. Il profita toutefois de ce temps pour se fabriquer une forme d'éducation, qu'il n'avait pas encore eu l'occasion d'avoir, en suivant des cours virtuels sur l'académie virtuelle Maya.

   Arrivé en âge de quitter le foyer, il se lança tête baissée dans une formation accélérée de pilote, domaine dans lequel il semblait avoir quelques dispositions naturelles.
Après 7 ans de bons et loyaux services dans une entreprise de transport affiliée aux haqqislams, la cessation d'activité de la société qui l'employait fût l'occasion d'un nouveau départ.
La chance sourit rapidement et un nouvel emploi se présenta en la personne de Jeremy Doe. Un petit entrepreneur Pan-Océanien qui tentait sa chance en solo, loin des gros groupes. Pendant près de quatre années de voyage Max se constitua un sérieux carnet d'adresse et un beau jour l'un de ses contacts Yu-Jing le débaucha pour l'intégrer à sa flotte de pilotes pour son groupe de ravitaillement du grand Empire.
Ce travail, bien que lucratif n’empêcha pas Max de se faire quelques petits « à côtés » en cachant des marchandises de contre-bande. C'est d'ailleurs lors d'un de ces petits arrangements qu'il découvrit qu'il ne faisait pas bon se trouver sur le chemin des Druzes. Alors qu'il livrait à la mafia un chargement d'armes de haute technologie, ainsi que le garde qui les accompagnait, un certain Takeshi Nakamura, Max eut la désagréable surprise de découvrir que la marchandise n'était composée que de contrefaçons. Le vendeur avait voulu duper son monde en refourguant des copies. Autant dire que les Druzes n'ont pas apprécié. Pris entre deux feux, Max et Takeshi furent accusés d'être complices du vendeur et ils ne durent leur survie qu'à la vitesse du fidèle cargo modifié par les soins de son pilote.

   Aujourd'hui encore certaines routes de la sphère humaine restent hautement infréquentables pour les deux alliés de circonstance.

-------------------------

Pour la description physique : pas très grand (certains diraient même frêle), rouquin (oui, oui je n'aime pas la pluie...), mais une bonne dose de charisme et d'aplomb lorsqu'il s'agit des vaisseaux et de la mécanique. Précisons également le teint légèrement mat et les yeux à peine étirés (et bleus du fait du père).
Il porte également en permanence ses "lunettes" de pilotage autour du cou ou sur les yeux...(dans le style steampunk).
(malheureusement je n'arrive pas à uploader une image... ceci dit y a un peu de ça avec mon icone d'avatar pour le forum...)

A bientôt Takeshi !

Fiche de perso (essai de partage par lien, à défaut d'autre chose pour l'instant), si ça n'a rien à faire ici je supprime grand MJ : https://www.dropbox.com/s/v3h48zx8fa11j0l/fiche%20Eanqa.pdf?dl=0
« Modifié: 30 septembre 2016 à 19:35:34 par phenixmax »

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Re : [Vallées d'Epines] PJs
« Réponse #3 le: 28 septembre 2016 à 20:54:28 »
Je re-poste ici la présentation de mon PJ:

PHIL MEAA
Former Bureau Toth Senior Executive Engineer (White collar education)
Network Security and Data Analyst Specialist (Carrière 1 : Bureau Toth)
Undercover Outlaw Hacker (Carrière 2 : Criminal)
HISTORIQUE :
Ingénieur Système Virtuels Autonomes…
En clair : soigneur d’ALEPH.
C’est ce que la famille Meaa fait depuis l’avènement de l’Intelligence Artificielle.
Elle a participé à la maturation d’Aleph et à sa reconnaissance en tant que seule et unique IA.
Phil a donc tout simplement suivi les traces de ces aïeuls en étant diplômé du meilleur Institut Polytechnique de Concilium. Quelle meilleure voie que celle déjà tracée… (White Collar education)
Tracée à coup de ceinture (surtout côté boucle) par un père dont la violence trahissait les origines polynésiennes… L’âme des guerriers dans un guerrier sans âme. Une culture imprimée jusque dans les gènes, pour une génétique contrariée par une société policée.
Mais heureusement il y avait Phil… (Environnement violent)
Et puis être dans une famille de ce rang offre quelques avantages, comme les cubes… (Youth event : involved in Resurrection Lottery)
Puis tombe la nouvelle : le père de Phil décède soudainement. Un accident de navette. Le crash stupide. Une chance sur des millions… Désintégration lors de la rentrée atmosphérique, pendant un voyage d’audit technique dans une station relais perdue sur une lune abandonnée. Une chance que les 4 techniciens qui aurait dû faire parti du vol soient tombés malades juste avant… (Évènement pendant adolescence : un proche meurt et la famille avoue qu’il avait une activité criminelle : gain du trait « criminal connections »)
Les traces laissées dans la chair par son père poussent donc Phil à suivre les traces laissées dans la chaire de l’équipe dirigeante du service « Sécurité et Analyses » du Bureau Toth par les génération successives de Meaa. (Carrière 1 : agent du bureau Toth / Evenements : Something Big Happens : +1 earnings & Promotion, +5 assets)
Phil commence à prendre goût à cette vie faite de pouvoir, dans les secrets d’Aleph. Il est facile de succomber à ce sentiment de toute puissance lorsque l’on « permet » à Aleph de fonctionner, ce qui revient à dire à permettre à l’humanité de continuer à exister…
Puis le doute vient : des incohérences dans la gestion de l’I.A. Des libertés prises dans son fonctionnement qui en suppriment certaines pour les « humains »…
C’est là que maman lui a tout dit : que ça faisait déjà longtemps que la famille avait un doute sur Aleph : trop belle, trop propre, trop parfaite. Que c’était bizarre ces mutations de personnel plutôt réticents à l’obéissance aveugle, mutations dans des services quelques étages plus bas… C’est fou le nombre de gens qui peuvent se perdre dans un ascenseur… « qu’est-ce-qu’il est devenu, Machin ? - Qui ? – Ben Machin, muté dans ton service le mois dernier, il a eu 15 minutes pour faire son carton et descendre vous voir ! - Connais pas, jamais vu, jamais arrivé chez nous ! – Mais ton service est 2 étages plus bas ! »
À bien y regarder, depuis que Phil bossait à Toth, ça en faisait un paquet, de « Machin » qui disparaissaient entre 2 étages ; ou des « Bidules » qui se faisaient révoquer leurs accréditations…
Et cette façon de fonctionner : faites marcher Aleph, laissez-là faire le reste… C’est pas comme si elle avait sa propre armée… Ces Proxy froids, impersonnels, qui semblent scruter votre âme quand ils vous regardent… On les croisent partout, et ils ne travaillent nulle part… Ils ne respirent même pas, pourtant on sent leur souffle derrière la nuque quand ils nous surveillent…
Il était temps de continuer à suivre les traces du père : il fallait amasser les preuves, trouver un moyen de dénoncer, contrecarrer l’hégémonie de l’I.A. Les nomades ? trop évident, autant se balader avec une cravate siglée « Arachnee » ! Non, il fallait ruser : contacter des agences de renseignements indépendantes et privée, si possible chez les muslims, en tout cas loin des Pano et des Jins : trop pourris par Aleph.
Et alors commence le travail de recherche, d’espionnage : des logiciels espions héberger dans le serveur de la Maintenance, le piratage de la webcam d’un technicien, les photographies d’écran qu’on reproduit au papier/crayon… Qui irait lire un papier : tout juste bon à servir d’emballage… (Carrière 2 : Criminal)
Sauf que parfois votre meilleur ami travaille pour « ceux d’en face ». Alors la police, « conseillée » par les limiers d’Aleph, commence à fureter, et à trouver… Saloperie de papier… Rien de grave, heureusement, le « reste » est plus discret, mais suffisamment pour être « muté »… Et Phil est très haut, dans les étages… Puis vient le « deal », on vend son pote et on peut accepter une « réorganisation » en tant qu’ingénieur « itinérant » : le placard spatial, quoi, mais au moins on reste en vie, pour combattre un autre jour ! (Évènement : un ami est un traître qui travaille pour une faction rivale, choix : aider les autorités = +5 assets)
Débute alors l’errance de vaisseaux décharges recyclant les anciens composants des serveurs d’Aleph en station perdues sur des lunes… Attention aux rentrées atmosphériques… (Évènement : Roving Specialist, gain de 1 à 6 langues)
Maintenant, il est temps pour Phil de passer à l’action !

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Re : [Vallées d'Epines] PJs
« Réponse #4 le: 29 septembre 2016 à 12:20:31 »
Piotr Feodosiy Karamazov se laissa aller à un instant de rêverie. Que pouvait-il faire d'autre ? En attente de transfert dans cet astroport perdu aux confins de l'humanité, qu'y avait-il à découvrir, à faire ? Rêver, se souvenir, se reposer. Piotr ferma les yeux.


Il se revit, enfant, aux côtés de son grand père arpentant les forêts de Tartarie près de la côte sauvage du continent, non loin de Castropol. Son deduška Feodosiy, le père de sa mère, lui sculptait dans du bois tendre animaux, ou un de ces Katalina qui commerçait avec la capitale, Matr. C'était un temps béni, l'école, le grand-père qui lui enseignait la nature, son père – ce commandant si loin et si proche - et sa mère, secrétaire à l'université, attablés le soir ensemble chaque soir (ou presque) avec ses sœurs et son frère. Ces images l'aidaient à supporter le quotidien lorsque les évènements rendaient la vie difficile.

Piotr était avide de découvertes, de savoirs, d'apprentissages. Et deduška était heureux de partager. Comment survivre dans les forêts de l'Ouest quand on y était perdu, que manger, quels bruits écouter. Son grand-père, qui avait été garde frontière, avait combattu les antipodes, les contrebandiers, les mercenaires à la solde des corpos, connaissait tant de choses et Piotr était toujours avide d'apprendre. À sept ans, il connaissait tous les champignons de la région, de ceux que l'on pouvait manger cru aux mortels et comment apprêter les comestibles, les chants d'alerte de tous les oiseaux, comment poser des pièges simples pour capturer les petits mammifères, comprenait le sabir des ombres des forêts, savait nager, monter aux arbres même ceux qui n'avait pas de branches basses, il savait faire un feu sous la pluie, explosait les bouteilles à 20 m avec l'ojotnik du grand père et, avec son lance-pierre, tuait des oiseaux qu'il plumait et dépeçait.

Si Piotr lisait beaucoup et apprenait bien à l'école en dépit de la sévérité des maîtres et maîtresses, il se bagarrait aussi dans les rivalités entre bandes de gamins et chapardait, saine émulation juvénile, dans les jardins des vieux du district. La rude école kazakhe portait ses fruits. À cette époque, Piotr était très lié à son camarade de classe Evgeny dont le père était médecin. Que d'heures passées dans cette grande maison chaleureuse, à jouer et, aussi, à interroger et écouter le père d'Evgeny lorsque le rude hiver réduisait toute autre activité. Il y avait aussi un piano dans cette grande maison. C'est ainsi que Piotr apprit à jouer avec le père et la mère d'Evgeny.


Lorsqu'adolescent, son deduška Feodosiy mourut, le jeune Piotr trouva la nature soudain vide et se réfugia dans l'apprentissage du piano, de Rachmaninov à Borodine en passant par Kabalevsky et même Ravel (lié à Moussorgski par l'orchestration de l'oeuvre pour piano « Tableaux d'une exposition »). À tel point qu'il concourut à Matr et y eut son heure de gloire. Mais les feux de la rampe ne l'intéressait pas et, sans délaisser le piano, revint à la nature et, avec les encouragement et l'aide du père d'Evgeny, entreprit des études de médecine qu'il réussit finalement haut la main. Et sa vie d’adulte l’amena rapidement loin du foyer qui l’avait vu grandir.

Ainsi les rares missions de coopérations que la Panocéanie mena sur Aube furent du domaine médical. Piotr fut invité à ces formations concernant les dernières technologies médicales et les nouvelles pratiques qui y étaient liées. Les échanges ne furent pas qu’universitaire. Il y apprit d’abord l’allemand en la charmante compagnie de son maître de stage qui, en plus de ses compétences médicales, avait un faible pour Strauss. Mais la belle partit sitôt sa rotation achevée. Pourtant Piotr semblait soudain irrésistible, à son propre étonnement, puisque cet amour perdu fut rapidement remplacé par une autre médecin issu elle aussi du terreau panocéanien.

Et cette braise, elle, resta sur Aube le temps d’enfanter par deux fois et de convertir Piotr au portugais et à la Foi de la Sainte-Église. Piotr se découvrit en père bienveillant, transmettant ses savoirs à ses « deux anges » lorsqu’ils allaient en famille dans les forêts de l’Ouest rendre visite à ses parents. Anja renouvela ses contrats autant que possible. Mais arriva l’échéance où il fallut faire un choix. Dans ce monde violent où le masculin domine, Piotr et Anja décidèrent en commun que le meilleur était hors de l’Ariadna. Les adieux n’en furent pas moins déchirants.


Piotr, bien qu'en contact aussi régulier que possible avec sa famille se sentait seul. Il soutenait, avec ses sœurs et son frère, sa mère qui voyait son époux mourir de ces maladies qui ne se soignent pas. Ce fut le temps de la réflexion, des balades sur les pas de son deduška. Ainsi mûrit sa décision de s'engager chez les gardes-frontières. Où l'on apprécia rapidement cet homme de bonne constitution, endurant et fiable qui, bien que plus âgé que la grande majorité des recrues, connaissait parfaitement la nature, apprenait rapidement et partageait son savoir médical de premiers secours.

La veille de son 38e anniversaire son père mourut. Il eut à peine le temps de faire son deuil que s'enchaîna une période confuse au cours de laquelle sa mère décéda tragiquement, son unité dût se préparer en secret à intervenir sur Paradiso. Avant son départ, avec ses sœurs et son frère, ils louèrent la maison familiale à l'ainé des fils d'Evgueny. La guerre le prit ainsi et, périodes sur le front, unités mises en réserve tenues au secret et les trop rares permissions effilochèrent le lien ténu qui l'attachait à ses enfants et à son ex-compagne.


Une main se posa sur son épaule gauche et, le réflexe vif de l'esprit toujours sur le qui-vive, Piotr, tout en se défaussant cette présence inconnue et écartant cette main, se redressa tel un ressort et saisit à la gorge un homme qui s'avérait être son commandant d'unité. « Du calme, Tovarich Piotr. Nous allons embarquer. Prochain arrêt : Rodina ! ». Le ton se voulait jovial, Piotr reçut plusieurs tapes amicales dans le dos, esquissa un sourire et murmura « Rodina... », prit son paquetage – sac à dos, sac ventral et grand fourre-tout de voyage et rejoignit la file de son unité à plus du trois-quart renouvelée depuis leur départ pour le front. Piotr ne se rengagerait pas - il l'avait décidé bien avant l'annonce du rapatriement de son unité -, prendrait un petit temps de repos pour profiter de ses neveux et nièces et partirait voir ses enfants. Avant que ceux-ci ne l'oublient...
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Re : [Vallées d'Epines] PJs
« Réponse #5 le: 29 septembre 2016 à 20:10:18 »
12 ans… 12 ans à errer comme un fantôme à la recherche de son passé.
Quand je regarde en arrière, j'ai l'impression d'avoir tout perdu. Mon avenir, ma maison, mes amis, ma famille, et même, maintenant, mon passé.
Quand un homme se sent si éloigné de son passé, de ce qu'il est, de ses buts et de ses idéaux, il n'est plus qu'une coquille vide. C'est sans doute ce que je suis devenu aujourd'hui.

Autrefois, j'avais un objectif, une mission que je m'étais fixée et pour laquelle j'étais prêt à tout. Je m'en rappelle comme si c'était hier. Gamin, je vivais dans la misère au milieu des riches. Nous nous contentions du minimum tout en entretenant la démesure de quelques patrons adipeux. Ma famille a tout fait pour me sortir de là. Ils ont économisé pendant des années pour m'envoyer dans une académie orbitale. Ils espéraient me voir pilote ou quelque chose dans le genre. J'ai commencé à m'intéresser à la technologie. J'étais un élève exemplaire, du moins le jour, j'ai même participé à l'IronMan de Varuna après plusieurs années d'entraînement. Puis j'ai passé mon diplôme. Je l'ai eu. Et je suis devenu… consultant pour une émission Mayanet locale. Au grand dam de mes parents. Ils n'ont jamais compris cette décision. Je ne leur ai jamais non plus expliqué.

Petit, j'allais voir les Helots avec mes amis. Nous étions fascinés par ces êtres capables d'aller sous l'eau. Nous leur envions cette possibilité d'évoluer sans limite dans les eaux immenses de Varuna. Puis nous avons commencé à entrevoir la précarité de leur condition. La plupart étaient plus esclaves que travailleurs. Un voisin prenait leur défense régulièrement, militant pour leur liberté. L'idée a commencé à ce répandre. Les Helots méritaient l'indépendance. Au minimum, le statut de citoyen. Mais cela n'a pas plus. Des hommes sont venus chez lui. Ont saccagé sa maison et lui ont fait subir des choses étranges. Le lendemain, il hurlait que les libertos l'avaient attaqué, que les Helots étaient tout juste bons à être exploités dans nos fermes. Le pire dans tout ça ? C'est qu'il y croyait vraiment. Ces hommes ne l'avaient pas terrorisé, ils l'avaient… changé.

En tant que consultant, j'ai cru que je pourrai dire les choses, exprimer mes idéaux. Que je pourrais casser cette croûte de chrome qui aveugle les citoyens et révéler la crasse en dessous. Alors j'ai commencé à parler. En direct. Et lorsque des hackers Nomades ont réussi à pirater le studio pour diffuser quelques minutes de propagande anti-ALEPH, la direction a sauté sur l'occasion. Ils m'ont accusé d'avoir permis l'intrusion, se débarrassant de moi et des reproches du gouvernement du même coup.

Je suis devenu un criminel. Sans avoir rien demandé. Ils m'ont relégué au service technique. J'ai démissionné. Les Nomades m'avaient ouvert les yeux. Si je voulais exprimer mes opinions, il fallait les imposer. Je suis devenu hacker dans une cellule dissidente pro-Helots. Nous avons fait quelques bons coups, mais les résultats furent malgré tout médiocres. Puis les autorités ont débarqué. Elles ont détruit le repère qui nous servait de maison. Ils ont embarqué, ou tué, les autres. Moi, j'étais parti voir ma famille ce jour-là. Lorsque je suis revenu, tout était fini. Alors j'ai erré.

J'ai travaillé quelques années à mon compte. Freelance. J'y ai côtoyé les pires crapules, apprenant avec sévérité que la ligne entre simple dissident et véritable criminel est parfois ténue. J'ai tout fait pour me tenir loin des activités les plus crapuleuses mais j'y ai trempé plusieurs fois contre mon gré surtout après l'arrestation de ma famille. Ce fut lors de la dissolution de l'ordre du temple, ils furent tous emportés à l'exception de mon grand-père, qui disparu tout bonnement. J'ai erré en quête d'informations sans résultat. C'est le retour d'un de mes ami d'enfance, Pedro Alvarez, qui avait rapidement gravit les échelons de l'administration panocéanienne qui m'a permis d'entrevoir une nouvelle voie.

Il m'a permis de me réintégrer à la machine panocéanienne. Je pensais alors qu'il ignorait que je le faisais pour avoir accès à de nouvelles sources d'information. Je travaillais pour une cellule activiste, en sous-marin. Fausse identité et tout le tintouin. Au cours de ses années, j'ai progressé. J'ai remonté la piste jusqu'à une impasse. J'ai trouvé des indices menant à Aube puis plus rien. Quelques temps après, les autorités sont venues me voir. Ils cherchaient Pedro. Ils m'ont demandé de les aider en échange de quelques avantages. Je l'ai aidé à prendre la fuite. J'ai alors appris qu'il travaillait pour les services de renseignement Ariadnais. Cette fois-ci, je ne me suis pas laissé faire. Ils ne m'ont pas eu non plus. C'est sans doute le dernier événement notable qui soit arrivé dans ma vie.

Tsss. Putains de Calédoniens. Leur Whisky me fait toujours ressasser mon foutu passé…
« Hé Bill ! Mets m'en un autre ! A la santé du Temple ! »

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Shukry est un homme désabusé, lucide quant à la réalité de sa nation de naissance. Nourris d'idéaux chevaleresque, l'apparente vanité de sa cause, couplée à la perte de ce qui comptait pour lui l'a peu à peu plongé dans une dépression légère. Ses cheveux grisonnent déjà fortement pour son âge et son visage, au teint légèrement mat et aux yeux en amande, est profondément marqué par son sentiment d'impuissance. Cynique mais discret, il n'en reste pas moins un professionnel. Il agit avec mesure et prudence, ne se laissant pas emporter par l'impatience. Il ne tue jamais s'il peut l'éviter mais, à ce niveau-là, sa patience est proportionnelle au niveau d'empathie de celui d'en face. Mais la plupart du temps, son pistolet reste tranquillement caché sous un long imper usé.
Bien qu'apathique et terne en apparence, sa personnalité d'origine refera surface violemment à la moindre étincelle d'espoir.

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Une piste ! Une nouvelle piste ! Après 6 ans de recherches infructueuses ! Celle-là je ne la laisserai pas filer ! Truffault m'en doit une belle! Ça doit valoir le coup !!!

/*Pas d'illustration qui me convienne vraiment pour l'instant, imaginez un mélange entre Ishikawa et Deckard, saupoudrez de sel, donnez-lui un air de métis asiatico/caucasien et le tour est joué*/
« Modifié: 30 septembre 2016 à 09:09:10 par K@w@l »

 

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