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(Récit) L'affaire Hassan Khandr

Démarré par tita758, 26 Juillet 2010 à 07:44:22

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Pitaine

Hassan, sale feignant! Arrête de bavasser et tire!

Par croyable ce druze, tellement occupé à regarder ce qu'il se passe qu'il en oublis presque d'ouvrir le feu lui même! ;D
Ou alors C'est qu'après les Nisses et les suisses, les Kum c'est pas assez bien pour lui? O0

Bon à part ça, renseignement pris, les druzes vivent pas si loin de la mer que ça (du moins les druzes du Liban) mais d'après ce que j'ai pu piger, ils vivent surtout dans la montagne.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mont-Liban
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chouf

Bref, on s'en fout, let's Bourak!
Pirate un jour, Pirate Toujours!

Venez lire les Bons Rapports de Bataille de Gryff et Pitaine:
http://gryff-et-pitaine.fr/?page_id=709

tita758

On a décidé de continuer tout droit, en mettant les gaz. On ne pouvait pas se permettre de s'éterniser. Nos munitions finiraient par manquer et les Khirghizes risquaient de revenir en force si nous ne faisions pas attention. Un des Yakuzas devant moi a lancé une grenade fumigène. C'était la première bonne idée qu'avait un Yakuza devant moi. Au même moment, Khalid, le Bashi-Bouzouk a lancé un e-mauler derrière nous et Mourad a empoigné à nouveau son feuerbach et a visé avec attention. Le nuage fumigène bloquait la vue pour le moment et une moto a fini par sortir. Le-mauler a lancé une pulsation mais la moto a tenu le choc sans problème. Les autres motards sont arrivés sur les côtés du fumigène, ignorant le mauler.
J'ai vidé un chargeur complet de combi sur les motards mais mes tirs n'ont rien touché. Les trépidations de la machine étaient trop fortes. Mourad a tiré une rafale  sur le premier motard qui se rapprochait. Les munitions explosives ont atteint le pilote à la tête. Sa moto s'est effondrée sous lui alors qu'il tombait. Les autres Khirghizes ont lâché l'affaire à ce moment là. Tant mieux, il fallait que je recharge. Les nippons ont tiré comme des abrutis sur les pillards qui reculaient mais n'ont évidemment rien touché d'autre que du sable.
J'étais pas mécontent de notre résultat, mais le retour risquait d'être compliqué. La moitié de nos munitions était partie en fumée. Le seul avantage est que nous avions un peu plus de place dans nos transports pour le prisonnier à récupérer. Il y avait deux points positifs dans l'histoire. D'abord on s'était rapprochés un peu de la prison, ensuite, deux japonais et Yasmina en moins, c'était toujours trois personnes de moins avec qui partager la prime à la fin de l'aventure. Et ça c'est toujours bon à prendre. Je suis pas le genre de personne qui tuerait père et mère pour un petit tas de fric, mais si on me propose de le faire pour un gros paquet de pognon, je dirais certainement oui.
On approchait de la prison vers quinze heures. Le soleil était bien haut dans le ciel. Il faisait une chaleur étouffante. La prison était un bâtiment à l'ancienne. Murs gris, miradors tous simples. De l'extérieur ça ressemblait à un fort comme on pouvait en voir dans les westerns, mais gris et en béton plutôt qu'en bois. On a ralentit en arrivant près de la porte. Deux gardiens, de simples Ghulams sauf erreur de ma part, gardaient l'entrée. Au dessus de nous, sur le chemin de ronde, il y avait deux drones de combat équipés de mitrailleuses. Ces machins ressemblent à des poulets, ça m'a toujours fait rire. Il ne fallait surtout pas de geste brusque.
J'ai montré mon laissez-passer aux Ghulams qui m'ont ouvert la porte et ont autorisé à un de mes hommes de m'accompagner. J'ai choisi un Yakuza. Celui qui avait l'air le plus sympathique. Sympathique c'est pas le bon mot pour parler de sa tête. Disons celui qui paraissait le moins avoir une tête de psychopathe. Il a pris la valise de liquide qu'il a menotté à son poignet. On est entrés dans le pénitencier. Ça m'a fait bizarre d'entrer dans ce genre d'endroit sans porter de menottes moi-même. Et le plus bizarre, c'était de savoir que je pourrais repartir aussi facilement que j'étais entré. D'habitude, ça prend toujours plusieurs mois, des rencontres avec des avocats, des coups, des privations...
Le directeur de la prison nous a reçu. Son bureau était bien vide. C'était une petite pièce au fond d'un long corridor. Il n'y avait qu'un ordinateur simple sur un mobilier sans fioritures, quelques étagères bien rangées, garnies de classiques de la littérature et de bouquins de droit. Le directeur était grand et mince, rasé de près, les cheveux et les yeux noirs. Il avait l'air d'avoir mérité sa place, chose plutôt rare dans la haute fonction publique d'Haqqislam. Il nous a fait asseoir en face de lui. Le Yakuza – son nom finissait par Shi mais j'ai plus le début – a ouvert la mallette et le directeur a récupéré l'argent contenu à l'intérieur. Tout ça s'est passé sans presque dire un mot.
Il a décroché son téléphone et a transmis quelques instructions à ses subordonnés puis nous a invités à ressortir de sa prison. J'aime pas les directeurs de prison en général. Ils aiment considérer que tout leur appartient, murs compris, et ils prennent souvent un malin plaisir à humilier les prisonniers, ou à ordonner aux gardiens de le faire. Par contre, j'ai de la pitié pour les gardiens, eux ne font que leur boulot et n'ont pas le choix. Au final, j'étais content de pouvoir sortir, les prisons ça me rend nerveux. On est ressortis, le japonais et moi, sans encombre.
Quelques minutes après notre sortie, les portes se sont ouvertes à nouveau derrière nous. Un homme seul, portant un costume de ville est sorti. Détail amusant, il avait les pieds nus. C'était un asiatique, plus sombre que mes japonais mais il ressemblait un rien quand même. A première vue j'aurais dit chinois ou vietnamien. A vrai dire j'en savais rien. Deux yakuzas l'ont attrapé par les bras et l'ont collé sur le banc de la deuxième rangée de notre transport. Ils ont braqué leurs armes sur lui puis l'ont attaché avec des chaînes. Il risquait pas de s'échapper. Il nous a hurlé, en chinois, de tous aller au diable, mais c'était pas prévu dans mon plan.
On a repris la route vers notre Jonque.

kenjaki

c'est trop simple... ça va merder à un moment ou à un autre...

tita758

Comme j'ai changé de boulot, les suites du récit vont partir un peu n'importe quand, en fonction de mes disponibilités

mais comme on est bientôt à la fin de l'histoire (et d'Hassan????) ça ne devrait pas poser de problème à long terme
finis les envois à 8h04 en arrivant au bureau...

tita758

Le retour était plus simple que l'aller. Les Khirghizes n'avaient probablement pas eu le temps de se réorganiser. A un moment, au sommet d'une dune, j'ai cru apercevoir le reflet d'un objet métallique, mais j'étais pas sûr de mon coup. Issa n'a rien remarqué, il a plus l'habitude du désert profond que moi. On a continué la route, mais j'arrive difficilement à me persuader qu'on n'était pas épiés ou suivis. J'ai demandé aux chauffeurs d'accélérer. Je voulais surtout pas traîner, tomber dans une deuxième embuscade dans la journée n'était pas vraiment ce que j'espérais et surtout j'étais pas certain qu'on ait les moyens de s'en sortir vivants. Avec un otage attaché sur les bras et la moitié de nos munitions évaporées, on n'aurait pas été à la fête face à une opposition sérieuse.
Somme toute, à part la soif, le retour vers la Jonque s'est bien passé. On a chargé les deux tout-terrains dans la soute puis tout le monde a regagné son espace. On a collé le prisonnier sur un matelas en mousse dans la cuisine de la Jonque et j'ai organisé des tours de garde. L'avantage d'être le chef, c'est qu'on choisit qui fait les tours de garde et si on veut pas en faire, on fait bosser les autres. J'aime bien être le chef. Dès que tout était prêt pour le départ, on a plié les gaules et on s'est envolés vers la circulaire. Je suis allé me coucher dans ma chambre dès qu'on a eu décollé. Je devais dormir avant même qu'on soit sorti de l'atmosphère.
Pour faire simple, il n'y a pas eu d'embrouille au retour. Il y a toujours des petites choses qui se passent mal, mais je crois que les mecs étaient crevés. Le plus grave qui soit arrivé c'est quand deux Yakuzas ont tapé sur l'otage. Ça m'a pas plu. Comme punition, je les ai collés sur un matelas en mousse eux aussi. Ça les a calmés tous les deux. On est arrivés en vue de la Terre tranquillement, et une fois en orbite, on a mis le cap vers le Japon. Le spatioport d'affaires de Nagoya.
Le clan Yakuza d'Hayao Kamaji nous attendait sur le tarmac. Ils étaient venus dans six limousines blindées, noires, avec un symbole de Tigre bondissant sur les capots. J'arrive pas à savoir si c'est la classe ou si c'est juste du tape à l'oeil vulgaire. En pays Druze personne n'aurait osé faire un truc pareil. Peut être qu'ici c'est obligatoire pour une question de statut social. J'allais pas faire une étude ethnologique et sociologique de la criminalité japonaise de toutes façons. Je comptais les fréquenter le moins possible.
Ils ont fait monter mes hommes dans la dernière limousine, les Yakuzas qui nous accompagnaient sont montés dans l'avant-dernière, l'otage avec trois balaises dans la précédente, Kamaji et moi dans la troisième et on a quitté le spatioport. Le trajet jusqu'au domaine de Kamaji n'était pas très long. J'admets que traverser un pays en limousine blindée c'est quand même sympa. Pendant le trajet, Kamaji m'expliquait un peu qui on était allés récupérer. L'otage s'appelait Xiao Wang, la mafia japonaise supposait qu'il faisait partie du Service Impérial, une sorte de haut gradé du service. Ce type aurait enquêté discrètement sur toutes les activités mafieuses nippones depuis une dizaine d'années avant d'être capturé lors d'une mission de surveillance sur Bourak. Les Yakuzas ont sauté sur l'occasion et ont souhaité « mieux connaître » ce mec.
« Mieux connaître ». J'avais déjà entendu ces mots utilisés par un Yuyu. D'habitude, ça signifie qu'ils allaient lui taper dessus jusqu'à ce qu'il parle. Je m'attendait pas à des miracles. Les trois balaises dans la limousine devaient déjà préparer le terrain. Kamaji m'a expliqué vite fait comment il est entré dans la mafia, comment il est devenu chef de clan, comment il a étendu son empire. A la limite, ce qui aurait été bien, c'est qu'il en parle à quelqu'un que ça intéresse. La seule chose que je voulais à ce moment là, c'était mon fric.
On est revenus dans la propriété de Kamaji. Les limousines se sont séparées à l'entrée. Les deux dernières sont parties sur la droite, j'ai pas vraiment vu où, les quatre autres sont entrées dans un parking souterrain. Kamaji et moi sommes remontés par un ascenseur privatif jusqu'à son bureau. Les trois balaises ont amené Xiao Wang, toujours attaché et curieusement déjà couvert de bleus peu après. Ils l'ont fait asseoir sur une chaise. Je crois que j'allais devoir me farcir une séance de torture façon nippone avant de toucher mon pognon. C'est pas ce que je préfère, mais au moins, cette fois, c'était pas moi sur la chaise.
La séance avait à peine commencé qu'on a entendu un bruit d'explosion assez fort. Ça venait de la porte d'entrée du domaine. Quelques secondes plus tard, on a entendu trois autres explosions. Une assez faible qui venait du parking souterrain. Les deux autres venaient de la droite du domaine - au nord je crois, là où s'étaient dirigées les deux dernières limousines.

tita758

Immédiatement, j'ai tourné la tête vers une fenêtre qui donnait côté explosions. On voyait juste quelque chose brûler. Les trois balaises ont sorti des pistolets et se sont rués vers l'extérieur, relativement vite pour des mecs aussi costauds. Kamaji a sorti un simple pistolet d'alerte, le genre de jouet destiné aux mecs qui n'ont jamais besoin de se battre. Pour ma part, j'ai pris mon combi et gardé le DEP pas loin, au cas où.
Kamaji s'est approché de Xiao Wang. « Vos amis sont venus vous libérer apparemment. Dommage. Vous en savez trop maintenant. » Et le vieux lui a vidé trois cartouches dans la tête. Wang est mort sur le coup. Kamaji s'est tourné vers moi : « Khandr San, je vous prie de bien vouloir considérer que votre contrat est prolongé légèrement. Je vous donnerais une prime supplémentaire si vous choisissez de rester de mon côté et de me servir de garde du corps privé pendant quelques instants seulement ». A l'extérieur, je voyais des Yakuzas en costume cravate avec leurs pétoires à main qui se planquaient derrière des buissons. Plus loin, il y avait les assaillants que je distinguais enfin. A mon avis, les Yakuzas feraient pas long feu. C'était le service impérial. Il y avait deux agents du Rang de la Grue, au moins un Tacbot d'Aleph et des mecs en armures lourdes typiquement Yujing dans la cour qui prenaient d'assaut la demeure.
Intéressant. J'avais vraiment deux possibilités. Soit je finissais mon contrat avec Kamaji et j'aidais à repousser les envahisseurs, c'était l'option risquée. D'un autre côté, je pouvais en coller une à Kamaji, le capturer et le livrer au service impérial. C'était l'option moins noble et plus rentable. Par contre, même si ça semblait rentable, je trouvais que cette idée n'était pas vraiment agréable. Faire un boulot de chasseur de primes, c'est pas spécialement mon style, surtout quand c'est pas prévu à la base. Mais en plus, connaissant le style du service impérial de réputation, j'étais pas certain de vraiment vouloir les aider, et encore moins de leur refiler un prisonnier. J'ai été stupide, j'ai accepté l'offre du japonais.
Autour de la maison, il y avait des fusillades intenses. On voyait des Yakuzas qui sortaient par groupes de deux ou trois de la demeure et qui finissaient par se faire abattre d'une balle de combi ou de mitrailleuse par les experts du Service Impérial. Faut reconnaître qu'un petit mafieux ne fera que rarement le poids face à un tueur entraîné et en armure lourde, alors quand les tueurs sont cinq ou six, ce ne sont pas quelques minables en costume noir qui peuvent les arrêter. A un moment, un des Yakuzas a réussi un coup superbe : une grenade a été jeté dans sa direction, il a eu le temps de la voir venir et a donné une sorte de coup de pied sauté dans la grenade, comme il aurait tapé dans un ballon ordinaire. La grenade a rebondi sur son pied et est repartie en direction d'un tacbot. La machine n'a rien vu venir et a été désintégrée dans la foulée. Je ne sais pas ce qu'il est advenu du Yakuza, s'il a survécu, il est peut être devenu footballeur professionnel. Bref, il est resté dans le travail malhonnête.
Subitement, le plafond s'est effondré au dessus de nous. De la pièce du dessus, il nous est tombé un japonais obèse qui s'est étalé sur le sol de façon pas propre. Sur le dos. Le type était mort. J'avais à peine eu le temps de lever la tête. Kamaji s'est tourné vers l'obèse et a secoué la tête. Une grenade fumigènes a explosé dans le bureau. On ne voyait plus rien. Je restais près de Kamaji mais je ne pouvais pas faire grand chose et je ne voulais surtout pas tirer pour ne pas risquer de blesser mon employeur. J'avais surtout peur qu'un type du camp d'en face ne dispose d'un viseur multi-spectral.
Il n'y eut aucun tir à travers le fumigènes, ceux-ci ont fini par se dissiper. On entendait toujours les tirs et des cris au dehors. Kamaji était sur ses gardes, en face de moi, toujours devant son sumo mort. Il n'avait pas l'air spécialement paniqué. Moi je flippais. Un mec était à l'étage au dessus et s'amusait à balancer des types énormes à travers les étages. Je suis le genre poids plume, je trouvais ça moyennement amusant. Alors que je regardais au plafond, le corps de Kamaji fut coupé en deux dans le sens de la longueur. Les deux parties de son corps tombaient symétriquement de part et d'autre du corps de l'obèse. Derrière ce coup de sabre magistral, un type tout mince en collants noirs qui portait un sabre de samouraï. Un ninja.

Pitaine

Putain, Tsubasa (olivier Aton) est devenu Yakusa! Arg!

Bon Hassan, t'as vraiment choisi l'option de merde là... Si c'est encore le tour actif du ninja, c'est mort.
Pirate un jour, Pirate Toujours!

Venez lire les Bons Rapports de Bataille de Gryff et Pitaine:
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jabberwock

pas forcement, hassan n'a rien a voir "physiquement" avec un yak, ca peu passer...

Pitaine

Je serai un ninja en pleine batisse ennemi, devant un type qui ne fait pas partit de mon équipe avec un combi dans les mains, je chercherai pas à comprendre...
Pirate un jour, Pirate Toujours!

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Padawan1984

Surtout qu'un ninja avec grenade fumigène, ça ne peut-être que Saito Togan, Art martiaux n4 et arme cc Explosive, ouch!

jabberwock

@sauf si une "cible" t'as été designée...

Pitaine

Boarf, une cible désigné, ça n'empèche pas de viander le reste. A moins que le Ninja ne se sente pas menacé ou que hassan fasse preuve de sa moule légendaire, ça augure mal pour lui. Surtout que c'est le dernier épisode de la serie (A quand la saison 2 avec un nouveau Lost?)
Pirate un jour, Pirate Toujours!

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tita758

j'avais pas remarqué que les ninjas n'avaient pas de fumigènes à la base, ça me semblait normal qu'ils en aient

bon ben là j'ai commis une erreur et j'ai pas envie de la réparer
mais c'est pas saito

tita758

J'avais déjà entendu parler de ces mecs mais j'en n'avais jamais eu un en face de moi. J'avais déjà rencontré un Hassassin, c'est vrai, mais c'est définitivement pas le même genre de mecs. L'autre fois, en plus, on avait eu le temps de causer. J'étais blessé et il m'a laissé partir en vie. Ce ninja était manifestement hostile et prêt à me dessouder.
Il a levé son sabre – ses machins doivent avoir un nom spécial, si je survis à cette rencontre, je me renseignerais, là, j'avais pas le temps de demander au ninja – et a sauté par dessus le corps du sumo en faisant un petit déhanché de danseur artistique – ridicule, le Fiday d'il y a deux ans avait vachement plus de style finalement. J'ai juste eu le temps de me jeter sur la gauche, près du bureau de Kamaji. En tombant, je me suis fait mal à l'épaule, j'ai dû lâcher mon DEP. Mauvais point, mes chances d'abattre le ninja diminuaient d'autant. Celui-ci avait relevé son sabre et s'apprêtait à m'en remettre un coup. De ma main droite, je lui ai lancé le DEP au visage. Il a eu le temps de détourner l'arme mais ça m'a donné une occasion de me relever. J'ai tiré une rafale de combi, il s'est jeté de l'autre côté du bureau avec une sorte de saut périlleux impeccable – cette fois au moins ce n'était pas ridicule, mais j'avais pas le temps de me battre et d'applaudir à ce spectacle de cirque - et s'est plaqué au sol, invisible d'où j'étais. J'ai entendu un bruit bizarre, électronique, de son côté du bureau.
Je me suis reculé, mon combi prêt à tirer. J'étais contre le mur du fond. Je tournais autour de la pièce afin d'avoir une vue un peu dégagée sur l'autre côté du bureau. Quand enfin j'aurais pu voir quelque chose, le ninja avait disparu. Le salaud avait enclenché son système de camouflage thermo-optique. Impossible de le repérer. Contre ce genre de problème, il y a pas dix mille solutions. Il faut un viseur spécial ou beaucoup de chance. En l'absence de viseur, j'ai fait avec la chance, d'habitude, j'en manque pas trop.
Si le mec essayait de me taper dessus, j'aurais une chance de le voir, ce qui m'inquiétait le plus, c'est qu'il essaye de balancer une fumigène pour se rapprocher et me finir en douceur. Je me suis rapproché d'un coin de la pièce, pas loin de la porte, au cas où j'arrive à repérer le ninja. J'observais attentivement l'environnement en face de moi, si le mec bougeait un objet ou faisait un bruit, j'avais une chance de le repérer et de me le faire. Ce n'est jamais arrivé. Le ninja ne bougeait probablement pas, attendant que je fasse une erreur.
Je ne comptais pas lui laisser d'occasion de s'en sortir. J'ai tiré au combi, à hauteur de mon ventre. Une ligne bien propre et bien nette qui a traversé toute la pièce. Le ninja n'avait pas vu le coup venir. Une balle l'a atteint à l'estomac et son camouflage s'est dissipé d'un coup. Il se tenait le ventre avec les deux mains, son sabre était déjà tombé par terre. J'avais plus beaucoup de munitions, je me suis précipité sur le sabre du ninja que j'ai attrapé et retourné contre son propriétaire. Je l'ai jouée traditionnelle, un coup net sur la nuque pour le décapiter. Je pense qu'on n'est pas nombreux parmi les Druzes à avoir tué un ninja au corps à corps. J'avais un peu triché mais j'étais fier de mon coup.
J'ai pas eu le temps de savourer la victoire. Avant même que je n'ai pu me retourner, j'ai entendu un bruit fort derrière moi. Puis une rafale familière, un bruit de combi. La douleur m'a terrassé. Je me suis effondré sur le corps du ninja découpé façon bifteck. Mon sang s'écoulait. J'ai eu le temps de tourner la tête vers mon meurtrier. Au moins c'était pas un simple Yakuza ou un troufion quelconque. J'ai fermé les yeux pour la dernière fois. Mon dernier souffle était une prière pour Allah et le pays Druze.
Déconnection automatique, décès. Sauvegarde en cours...
Sauvegarde réussie.

tita758

Pitaine

Allez, 10 contre un qu'il s'est fait décendre par un merco druze ^^

Par contre, au sujet du combat avec le ninja, il est très bien dans l'ensemble mais y'as quelques trucs qui me gènent:

Il le lance ou il le lache son DEP? Faudrais savoir!

Il a vraiment l'intention de déssosser un Ninja à l'arme antichar en solution "standar"? Le DEP, si je ne m'abuse, ça reste un panzerfaust (pas l'arme d'infinity la vrai) un truc un coups sensé equiper les fantassins pour répondre à une éventuelle menace blindé sans les priver de leur armement de base?

Sinon la disparition du ninja derrière le bureau est bien rendue, excepté le "bruit électronique" pour le coups, ça fait un peu ridicule qu'un camo qui te fasse disparaitre fasse un bruit à la con à l'activation.

Après pour le coups du Ninja qui as des fumis, pourquoi pas. L'état empire est trop occupé à nier leur existance pour vérifier qu'ils utilisent bien l'équipement standard ^^
Pirate un jour, Pirate Toujours!

Venez lire les Bons Rapports de Bataille de Gryff et Pitaine:
http://gryff-et-pitaine.fr/?page_id=709

darkdoji

Citation de: Pitaine le 05 Août 2010 à 14:50:41
Allez, 10 contre un qu'il s'est fait décendre par un merco druze ^^

Après pour le coups du Ninja qui as des fumis, pourquoi pas. L'état empire est trop occupé à nier leur existance pour vérifier qu'ils utilisent bien l'équipement standard ^^
il en avait peut etre pas, mais hassan ne peut pas le savoir!


sinon je pense plutôt a un faisan (pas grand monde avec un combi en impérial)
Warcor Lyon

et la le Ninja hacker répondit à l'Avatar: bzzzzzzjopj! et celui-ci s'évanouit sous tant de violence ...

tita758

je le voyais bien lancer le DEP, pas tirer avec
juste balancer l'arme, ça peut faire mal aussi

les fumigènes c'est surtout une bourde de ma part, mais ça peut s'expliquer avec beaucoup d'imagination
le tir peut venir de l'exterieur
le ninja peut les avoir piqué à une victime ou un allié
il y en avait dans le bureau
il y a un jedi qui s'amuse avec des fumigènes de l'autre côté
un battement d'ailes de papillon dans le sahel a provoqué un vent violent au Japon...

tita758

Note express : Ce dernier document relate en détail les conditions de l'arrestation et de la mise sous séquestre du Cube du citoyen Druze Hassan Khandr. Cette interpellation, bien que réalisée dans le cadre d'une opération de lutte contre le crime organisé nippon par le Service Impérial est tout à fait légale, la licéité de celle-ci ayant été confirmée par l'agent Deva 56579, agent ayant éliminé le citoyen Hassan Khandr.
Formulation du jugement : Au vu de ces trois témoignages, nous constatons que le citoyen Druze Hassan Khandr a été manipulé dans le cadre de la plainte déposée par les avocats du Vatican. La plainte est donc irrecevable en raison du caractère imprévisible de la tournure qu'a pris cette affaire. Le citoyen Druze Hassan Khandr est jugé innocent de tous les chefs d'accusation, y compris détournement de cadavre et meurtres. Le Vatican est condamné à verser à la famille du citoyen Hassan Khandr un Océania (1 Oc) de dommages et intérêts pour diffamation. Le Cube du citoyen Hassan Khandr ne sera pas livré aux services secrets pannocéaniens pour les mêmes raisons.
Formulation du jugement : Le Vatican est invité à livrer sans délai à Aleph tous les documents relatifs au Projet Néo-Apostolos pour étude.
Formulation du jugement : L'identité de l'Hassassin à la tête de l'Opus Dei n'a pas pu être déterminée. Une citation à l'ordre du mérite doit toutefois être déposée par contumasse au titre de la protection de la convention de Concillium et de la protection de l'unicité d'Aleph.
Formulation du jugement : Dans l'affaire opposant le citoyen Druze Hassan Khandr et Aleph, il ressort que le citoyen Hassan Khandr, bien que méconnaissant la situation au départ, a été le principal responsable de l'opération Lazare (Voir dossier correspondant) et de la mort du Docteur Arnaud Gringois. Les informations détenues par le citoyen Druze Hassan Khandr étant de nature à déstabiliser l'ordre public et à porter atteinte à la renommée d'Aleph et de l'O-12 dans son ensemble, il convient de les garder secrètes. Par conséquent, le Cube de données du Citoyen Hassan Khandr ne peut pas être libéré et sa résurrection est formellement interdite.
Note express – ne pas dévoiler - : Dans un souci  de simplicité, le Cube du Citoyen Druze Hassan Khandr sera soumis à un traitement électromagnétique de classe 3 visant à en détruire toutes les données dans les plus brefs délais.

tita758

je vais poster le premier commentaire

il va me manquer Hassan je crois

j'ai commencé à réfléchir à la trame d'un nouveau récit avec un autre personnage principal et dans un style un peu différent (ce sera un employé d'Aleph, une recréation d'un personnage mythique, j'en dis pas plus, j'ai pas écrit la moindre ligne, juste trouvé le personnage principal et ce qu'Aleph en fera)
par contre s'il y a des flashbacks, je ferai apparaître Hassan façon guest star (rien n'est sûr mais je peux essayer)

merci à tous pour vos commentaires qui m'ont bien aidés à continuer cette histoire